Les Hacones
Les hacones, leur découvreur et sa technique.
Les Hacones ont traversé les âges, vécu auprès de nous sans jamais être aperçus, trop occupés étions-nous à faire du profit, à nous concentrer sur nos personnes, laissant disparaître ainsi de nombreuses espèces...Mais parmi celles-ci, une a priori résiste encore à notre cupidité, à notre pression permanente sur les écosystèmes, les Hacones. Rares sont ceux qui ont pu les approcher, beaucoup n’ont pas osé en parler. Leur découvreur tente de les copier, de les faire connaître sans divulguer leurs secrets, de peur qu’ils ne disparaissent à leur tour. Pour cela, il les reproduit le plus fidèlement possible, tel un naturaliste. Il utilise de la résine synthétique et les techniques de modelage et de sculpture. Son approche est spontanée, rapide, non réfléchie mais découle d’une observation longue et détaillée. Il construit avec ses doigts l’histoire, la physionomie de ces créatures au fur et à mesure qu’il apprend à les connaître. Le temps ne compte plus lorsqu’il s’agit de rapporter ce que l’œil a vu .
Qui sont les Hacones ? Où les trouve-t-on ?
Les Hacones sont de petits êtres protecteurs des arbres. Pour cela ils se dissimulent dans leurs fruits tombés au sol ou dans ceux restés sur les branches. Après les avoir vidé de leurs graines, ils se dissimulent à l’intérieur. Ils possèdent une particularité spectaculaire, c’est celle de pouvoir s’adapter à la taille du fruit. Quelles que soient leur forme et leur dimension, ils ont le pouvoir de se rétrécir pour se faufiler à l’intérieur. Leur longévité semble être associée à celle de l’arbre qu’ils protègent : quand ce dernier meurt de vieillesse ou lorsqu’il est coupé, arraché par l’homme ou par la tempête, les Hacones disparaissent avec lui sans laisser de traces... Il est possible de fournir aujourd’hui quelques informations à propos de leur mode de vie mais cela n’est pas chose aisée. Il a fallu de longues heures de recherche et d’observation car ce sont des êtres vivants très discrets qui se déplacent surtout à l’aube ou au crépuscule. Le reste de la journée, ils sont aux aguets, cachés dans leur fruit. On les trouve un peu partout sur notre planète.
Les besoins nutritifs. Une relation symbiotique
Notre hypothèse première concernant leur besoin en protéines et en fibres végétales s’est vite confirmée car les restes des fruits dévorés sont relativement fréquents aux alentours de leurs lieux de vie. Ils vident entièrement les fruits des arbres en mangeant graines et chair. Ils ne semblent pas restrictifs vis-à-vis des essences mangées car on trouve des indices sur à peu près toutes. Par contre, ils ont des préférences et a priori, ils se contentent de l’espèce de fruit dans laquelle ils ont élu domicile. De ce fait ils sont difficilement repérables. Les arbres qui produisent des fruits dont la peau externe est coriace sont privilégiés car la conception de l’abri est toute indiquée. Le fruit utilisé peut être très différent d’un individu à l’autre. La question qui guide encore les observations actuelles se préoccupe de savoir si un individu peut changer d’espèce de fruit au cours de sa vie .Il est une particularité découverte récemment, c’est le besoin en protéine animale. En effet, nous avons mis en évidence la relation étroite, quasi symbiotique, avec une autre espèce particulière : les Gabonis (voir chapitres consacrés à cet animal). Ces derniers possèdent des mamelles et à certaines heures, les femelles permettent aux jeunes Hacones de venir téter. Nous ne savons pas encore si cette relation étrange entre les deux espèces est obligatoire pour la survie des Hacones mais nous avons déjà découvert que les Gabonis, êtres fragiles, avaient besoin de l’aide des Hacones pour se protéger. En effet, dépourvus de bras, ils ne semblent pas être capables de creuser les fruits dans lesquels ils se dissimulent eux aussi. Ils sont donc dépendants des Hacones qui leur fournissent leur seconde peau contre un peu de lait maternel...
|